Vendre sa propriété au printemps 2026 : ce qui se joue en février
- Christophe Furet

- il y a 2 jours
- 6 min de lecture

Chaque année, c'est le même réflexe. On attend que la neige fonde, que les rues retrouvent de la vie et que les cafés sortent leurs terrasses pour penser à vendre. C'est rarement la meilleure stratégie.
Le printemps est effectivement la saison où le marché accélère. Mais une vente réussie ne s'improvise pas en avril. Elle se construit maintenant, en février, quand il est encore temps de préparer un dossier solide et de choisir le bon moment pour entrer sur le marché. Sur le terrain, je le constate déjà : les acheteurs sont actifs et les dossiers sérieux se multiplient.
Voici pourquoi février est le mois où les vendeurs bien conseillés prennent de l'avance.
Un marché qui reste favorable aux vendeurs
Ce n'est pas une impression. Les chiffres de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), publiés le 13 janvier 2026, confirment la tendance : le Québec a enregistré 97 214 ventes résidentielles en 2025, en hausse de 8 % par rapport à 2024. C'est la troisième meilleure année jamais enregistrée.
Dans le même temps, l'inventaire de propriétés à vendre continue de se resserrer. En 2025, le système Centris comptait en moyenne 35 279 inscriptions actives, alors que la moyenne des dix dernières années dépassait généralement les 50 000 propriétés. L'offre de plex a chuté de 14 %, celle des unifamiliales de 3 %. Seules les copropriétés ont vu leur inventaire augmenter légèrement (+6 %).
Traduction concrète : si vous êtes propriétaire d'une maison ou d'un plex à Montréal, Laval ou sur la Rive-Nord, la demande dépasse l'offre disponible. C'est la loi de l'offre et de la demande : moins il y a de compétition pour votre propriété, plus vous êtes en position de force.
Un exemple que j'ai vécu directement en janvier 2026 : un de mes clients acheteurs a perdu un duplex à Montréal sur lequel il y a eu 19 offres. Ce cas extrême de surenchère reste rare, mais il illustre bien l'intensité de la demande pour les propriétés recherchées et bien positionnées.
Le contexte des taux d'intérêt en février 2026
Le 28 janvier 2026, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % (selon La Presse, 28 janvier 2026). Ce taux est stable depuis octobre 2025, après neuf baisses consécutives depuis juin 2024, période où le taux avait atteint 5 %. Le cycle de baisse est en pause pour le moment.
Pour les vendeurs, ce que cela signifie concrètement : les acheteurs qui avaient mis leur projet sur pause en 2023-2024, quand les taux étaient au plus haut, sont revenus sur le marché. Les pré-approbations hypothécaires se sont multipliées tout au long de 2025. Ce sont des acheteurs qualifiés, avec un financement en main, prêts à agir.
Toutefois, l'incertitude économique reste forte. La Banque du Canada souligne que les tensions commerciales avec les États-Unis et la révision de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) pèsent sur les perspectives. Le gouverneur Tiff Macklem a déclaré que « l'incertitude élevée fait qu'il est difficile de prédire le moment ou la direction du prochain changement de taux » (selon La Presse, 28 janvier 2026).
C'est un argument de plus pour ne pas repousser indéfiniment une décision de vente. Le contexte actuel est lisible. Celui de l'automne, personne ne peut le garantir. Mieux vaut tenir que courir.
Pourquoi la préparation fait la différence
Mon rôle ne se limite pas à publier une annonce et attendre les appels. Une transaction immobilière est un projet qui nécessite de la rigueur pour éviter les pièges et les litiges.
Vendre au printemps se prépare en février. Voici ce que j'enclenche dès maintenant avec mes clients vendeurs :
L'audit documentaire. Avez-vous un certificat de localisation à jour et qui a moins de 10 ans ? Si vous avez ajouté une piscine, un cabanon ou un patio depuis le dernier certificat, il est désuet. Si une servitude s'est ajoutée ou a été supprimée, il est désuet. Un nouveau certificat coûte entre 1 000 $ et 2 000 $, et les délais d'arpentage peuvent être longs. Mieux vaut s'y prendre maintenant qu'en pleine négociation.
La Déclaration du vendeur (DV). Nous remplirons ce document ensemble. C'est votre protection contre les poursuites futures. On y déclare tout ce qui peut affecter la valeur de la propriété : infiltrations passées, état de la toiture, travaux effectués, rapports d'inspection antérieurs. Bien remplie, la DV protège la transaction. Mal remplie ou incomplète, elle vous expose. Tout doit y être mentionné. À chaque fois que vous me demandez "et ça est-ce que je dois le dire ?", la réponse est oui.
La préparation physique de la propriété. Je vous fournis un plan d'action concret : désencombrement, optimisation des volumes, petites réparations, peinture si nécessaire. Une propriété bien préparée se vend plus rapidement et à un meilleur prix. Ce n'est pas nécessairement du home staging décoratif. Mais c'est une préparation structurée qui a un impact sur le résultat.
Le plan de mise en marché. Plus de 25 actions concrètes : photos et vidéos professionnelles, diffusion sur Centris, publicité, réseaux sociaux, porte à porte, positionnement stratégique, coordination des visites, stratégie de prix, etc. .
Le piège classique : attendre que tout le monde soit prêt en même temps
Oui, tout est plus lumineux au printemps. Les espaces paraissent plus grands, les acheteurs sortent davantage. Mais voici le revers : si vous mettez votre propriété en marché en même temps que tous vos voisins en avril-mai, vous affrontez une compétition accrue. L'offre augmente, votre visibilité diminue, et les acheteurs ont plus de choix.
En préparant le dossier maintenant, nous pouvons être prêts à mettre en marché dès que les conditions sont réunies, alors que l'offre est encore limitée. Et une mise en marché en hiver peut aussi très bien fonctionner : l'inventaire plus bas et les acheteurs motivés compensent les journées plus courtes.
Le bon moment, c'est quand vous êtes prêts. Pas quand le calendrier vous y pousse.
La transparence sur le prix
Plutôt que de vous faire des promesses pour obtenir le mandat, je choisis la transparence. Je ne suis pas là pour vous faire plaisir, mais pour vous dire les faits.
Pour établir un juste prix, nous analyserons rigoureusement les ventes comparables dans votre secteur, mais aussi les échecs : les propriétés qui n'ont pas trouvé preneur parce qu'elles étaient positionnées trop haut. Nous étudierons ensuite ce qui est actuellement sur le marché pour évaluer la concurrence directe.
À partir de ces données factuelles, je vous livrerai mon opinion honnête. Ce n'est peut-être pas le prix que vous espériez, mais c'est celui qui assurera votre succès. Nous en discuterons. Je vous expliquerai. J'écouterai vos arguments. Et nous arriverons à une stratégie et à un prix auxquels nous croyons.
Un prix juste attire les bons acheteurs. Un prix gonflé les fait fuir, et fait fuir les courtiers collaborateurs. C'est ce qu'on appelle brûler une inscription : une propriété qui reste trop longtemps sur le marché à un prix trop élevé finit par se vendre en dessous de sa valeur réelle.
Un exemple concret
Julie et Marc, à Blainville. Ils ont inscrit la maison de leur père avec moi au printemps dernier, en suivant mes conseils : préparation minutieuse de la propriété, documentation complète, et stratégie de prix fondée sur les données du marché. Vraiment une belle préparation.
Résultat : 10 visites en une fin de semaine, 5 offres, et une vente en quelques jours au-dessus du prix affiché. Sans stress. C'est le résultat d'une bonne préparation, d'une évaluation juste, et du bon moment.
Les erreurs fréquentes à éviter
Même dans un marché favorable, certaines erreurs reviennent régulièrement :
Attendre trop longtemps pour inscrire, et se retrouver noyé dans les nouvelles inscriptions de mai.
Mal préparer la propriété. Le désordre dans l'entrée, les réparations repoussées, les pièces encombrées : tout cela pèse sur la perception des acheteurs et sur le prix.
Inscrire à un prix trop élevé. Et surtout, s'entêter au lieu de s'ajuster rapidement quand le marché ne répond pas.
Vous vous posez des questions sur la vente de votre propriété ?
Si vous hésitez, si vous êtes simplement curieux de connaître la valeur actuelle de votre bien, ou si vous souhaitez comprendre ce que la préparation d'une vente implique concrètement : je suis disponible pour en discuter.
Si le sujet vous interpelle, n'hésitez pas à commenter ou à partager.
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