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Dans la série Acheter une propriété immobilière au Québec

Peut-on acheter au Québec quand on est non-résident ?

Image de Montréal
5 stars

Introduction

En tant que partenaire officiel du groupe facebook "Les Français à Montréal", j'accompagne régulièrement des acheteurs internationaux/français expatriés dans leurs projets immobiliers. Et étant donné mon historique personnel, j'ai forcément un petit biais avec ce profile ! Mais bien entendu, tout ce qui est contenu dans cet article concerne tous les non-résidents, quelle que soit leur origine. Il n'existe aucune règles spécifiques aux français ! 

Acheter une propriété au Québec en tant que non-résident du Canada est devenu plus complexe depuis l'entrée en vigueur de la Loi interdisant l'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens le 1er janvier 2023. Cette loi fédérale vise à freiner la spéculation immobilière et à favoriser l'accès à la propriété pour les Canadiens et résidents permanents.

Cependant, cette interdiction n'est pas absolue. De nombreuses exceptions existent, et selon votre situation personnelle, votre statut d'immigration, le type de propriété convoité, l'emplacement, et votre projet de vie au Canada, vous pourriez parfaitement être autorisé à acheter une propriété résidentielle au Québec.

Ce guide pragmatique vous explique les restrictions en vigueur, les exceptions qui s'appliquent, les documents requis pour prouver votre éligibilité, les alternatives possibles si vous ne pouvez pas acheter directement, et les particularités québécoises qui s'ajoutent à la réglementation fédérale. Mon objectif est de vous donner un portrait clair de vos options réelles pour que vous puissiez planifier votre projet immobilier en toute connaissance de cause.

Précision : non-résident doit être compris au sens du statut d'immigration, pas au sens du domicile. Par exemple un citoyen canadien qui réside en dehors du Canada n'est pas touché par la loi qui restreint les achats. Un citoyen canadien qui habite en France peut acheter une propriété au Canada du point de vue de la Loi. Par contre il aura éventuellement une autre difficulté : faire financer son achat par une banque canadienne alors qu'il est en dehors du Canada... mais c'est une autre question.

Important : Les lois et règlements évoluent régulièrement. Les informations contenues dans cet article sont à jour en date de décembre 2025. Pour votre situation spécifique, je vous recommande fortement de consulter un avocat spécialisé en droit de l'immigration et un notaire avant de faire une offre d'achat. En tant que courtier immobilier, je peux vous guider dans le processus, mais seuls ces professionnels peuvent vous donner un avis juridique définitif sur votre éligibilité.
 

LA LOI : CE QUI EST INTERDIT AUX NON-RÉSIDENTS

Personnes visées par le moratoire fédéral

Période d'application : Du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2027

La Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens interdit aux personnes qui ne sont ni citoyens canadiens ni résidents permanents d'acheter des propriétés résidentielles au Canada.

 

Cette interdiction, initialement prévue pour deux ans (jusqu'au 31 décembre 2024), a été prolongée de deux années supplémentaires en février 2024.

Point important :

  1. Si vous avez un permis de travail ou un permis d'études, vous êtes considéré comme non-Canadien, mais des exceptions peuvent s'appliquer (voir plus loin).

  2. La loi ne s'applique pas partout au Québec

  3. La loi ne s'applique pas à tous les types de propriétés

Types de propriétés visées par l'interdiction

L'interdiction s'applique aux :

  • Maisons unifamiliales (jusqu'à 3 logements : incluant donc duplex et triplex)

  • Maisons jumelées

  • Maisons en rangée

  • Condominiums / Copropriétés divises

La Loi ne fait pas de distinction entre : 

  • Résidences principales

  • Résidences secondaires

  • Chalets

  • Maisons de vacances

 

 

L'interdiction NE s'applique PAS aux :

  • Immeubles commerciaux (bureaux, commerces, entrepôts)

  • Immeubles multirésidentiels de 4 logements et plus (quadruplex, multiplex, immeubles à revenus)

  • Propriétés à usage mixte (commercial et résidentiel)

  • Terrains commerciaux ou industriels

  • Terrains vacants (depuis mars 2023)

  • Les achats à fins d'aménagement (développement) sont permis

En résumé : vous pouvez toujours investir dans un immeuble de 4 logements ou plus sans aucune restriction liée à votre statut de non-résident. Et vous verrez un peu plus loin qu'il y a aussi des exceptions pour acheter une propriété afin d'y habiter.

Source : Gazette du Canada - Règlement modifié

 

Zones géographiques concernées

L'interdiction s'applique uniquement dans les zones urbaines définies par Statistique Canada :

  • Régions Métropolitaines de Recensement (RMR)

  • Agglomérations de Recensement (AR)

Montréal et ses environs sont entièrement couverts par l'interdiction, mais pas toutes les Laurentides par exemple.

Pour vérifier si une ville spécifique est touchée :

En cas de doute, décrivez-moi votre projet ci-dessous : je vérifie si l'adresse est dans une zone couverte par l'interdiction et je vous réponds sous 48h par courriel."

 

Pénalités en cas de violation

Si un non-Canadien achète en violation de la loi :

  • Amende pour l'acheteur : jusqu'à 10 000 $

  • Amende pour les professionnels complices : jusqu'à 10 000 $ (courtier, notaire, avocat)

En pratique, il y a peu de chances de violer la loi, même sans le savoir, car les transactions se finalisent très principalement avec des notaires qui n'accepteront pas de faire une transaction illégale !

Si vous souhaitez être accompagné par un courtier qui connaît ces subtilités légales et qui coordonne avec les bons notaires, consultez ma page dédiée aux acheteurs étrangers au Canada.

Important : La transaction demeure juridiquement valide, mais le ministre peut demander à un tribunal d'ordonner la vente de la propriété.

 

Source : Cain Lamarre - Prohibition

LES EXCEPTIONS : QUI PEUT QUAND MÊME ACHETER

Exception principale : Titulaires de permis de travail

Vous pouvez acheter si vous avez un permis de travail valide et que :

  • Votre permis de travail est valide pour 183 jours ou plus à partir de la date d'achat

  • Vous n'avez pas déjà acheté un autre immeuble résidentiel au Canada

Types de permis acceptés :

  • Permis de travail fermé (lié à un employeur)

  • Permis de travail ouvert

  • Programme Vacances-Travail (PVT)

  • Jeunes Professionnels

  • Stage coop international

 

Ce qui a changé en mars 2023 :

  • Supprimée : L'ancienne exigence de 3 ans de travail au Canada

  • Supprimée : L'obligation de produire des déclarations de revenus

 

En résumé : Si vous avez un permis de travail valide pour au moins 6 mois, vous pouvez acheter.

Source : Gazette du Canada - Modifications 2023

 

Exception pour étudiants étrangers

Conditions (toutes cumulatives) 

  • Inscrit à un programme d'études autorisées dans un établissement désigné

  • Présent physiquement au Canada pendant au moins 244 jours par année durant les 5 années précédant l'achat

  • Production de toutes les déclarations de revenus fédérales pour les 5 années précédentes

  • Prix d'achat n'excédant pas 500 000 $

  • Pas d'autre immeuble résidentiel acheté

En pratique : Cette exception vise les étudiants en voie d'obtenir la résidence permanente. Les conditions sont strictes et difficiles à remplir pour la plupart des étudiants.

Source : Stikeman Elliott - Incidences

Exception pour achat conjoint avec un Canadien ou résident permanent

Vous pouvez acheter conjointement avec votre conjoint si celui-ci est :

  • Citoyen canadien, OU

  • Résident permanent, OU

  • Personne protégée (réfugiée)

 

Points importants

  • L'achat doit être conjoint (les deux noms sur l'acte de vente)

  • Vous ne pouvez pas acheter seul même si vous êtes marié à un Canadien

  • Implications légales en cas de séparation ou décès : consultation juridique recommandée

 

Source : Loi fédérale - Article 4

Exception pour personnes protégées

Peuvent acheter sans restriction :

  • Réfugiés reconnus

  • Demandeurs d'asile

  • Personnes protégées fuyant des crises

 

Source : XpertSource - Loi interdiction

Autres exceptions

Peuvent également acheter :

  • Acquisitions par héritage, divorce, séparation, ou don

  • Diplomates et employés consulaires (à fins diplomatiques uniquement)

 

Source : Stein Monast - Interdiction

ASPECTS PRATIQUES

Financement

Les non-résidents font généralement face à des exigences de mise de fonds plus élevées que les résidents canadiens. Les résidents permanents et titulaires de permis de travail ont accès à des programmes hypothécaires spécifiques offerts par les grandes banques canadiennes.

​Je vous réfère systématiquement à un courtier hypothécaire expérimenté en financement pour non-résidents dès le début de votre projet.

Compte bancaire canadien

Obligatoire. Certaines banques permettent d'ouvrir un compte avant votre arrivée au Canada.

Important : Il est vivement recommandé de transférer l'argent qui va servir d'acompte plusieurs mois avant la transaction car il y a des obligations de traçabilité de l'acompte pendant plusieurs mois avant la transaction. Par ailleurs, mon expérience montre que les virements internationaux prennent parfois des délais inattendus en raison d'erreur de la part des banques émettrices qui n'ont pas toujours l'habitude.

Assurance habitation

Obligatoire si vous avez une hypothèque.

 

Points d'attention :

  • Certains assureurs refusent d'assurer les non-résidents

  • Primes parfois supérieures

Délais de transaction

Généralement identiques aux résidents : 45 à 90 jours entre promesse d'achat et signature.

 

Le financement peut prendre légèrement plus de temps pour un non-résident - je recommande d'ajouter quelques jours aux délais standards dans la promesse d'achat en fonction des difficultés rencontrées pour la pré approbation.

Questions fiscales : consulter un spécialiste

L'achat d'une propriété au Canada en tant que non-résident implique des obligations fiscales spécifiques qui ne relèvent pas de mon expertise de courtier immobilier.

Pour toute question fiscale, je vous recommande de consulter :

  • Un comptable fiscaliste spécialisé en fiscalité internationale

  • Un avocat fiscaliste si la situation est complexe

Je coordonne avec vos conseillers fiscaux pour m'assurer que toutes les informations nécessaires sont disponibles, mais je ne donne aucun conseil fiscal. Je peux cependant vous donner des références de fiscalistes si nécessaire.

EN RÉSUMÉ...

Une loi moins restrictive qu'il n'y paraît

Si vous lisez les titres de presse, vous pourriez croire que l'achat immobilier au Canada est devenu impossible pour les étrangers.

La réalité est beaucoup plus nuancée.

Pour la majorité des familles : achat possible

Si vous avez un permis de travail valide pour au moins 6 mois (183 jours), vous pouvez acheter une propriété résidentielle au Québec.

C'est aussi simple que cela. Pas besoin :

  • D'avoir travaillé 3 ans au Canada (cette exigence a été abolie en mars 2023)

  • De produire des déclarations de revenus

  • De prouver que c'est votre résidence principale

Seules conditions :

  • Permis valide 183 jours ou plus à partir de l'achat

  • Maximum une propriété résidentielle pour y habiter (même si vous la louez, les revenus de location ne pourront pas être pris en considération par le prêteur hypothécaire)

Si vous souhaitez emprunter de l'argent pour effectuer votre achat au moyen d'une hypothèque, la banque aura de son côté d'autres exigences (incluant des preuves de revenus, etc.). Mais ce n'est pas en relation avec la loi fédérale, c'est en relation avec les garanties que le prêteur hypothécaire veut obtenir pour prêter de l'argent.

Pour les conjoints de Canadiens : achat conjoint possible

Si vous êtes marié ou conjoint de fait d'un citoyen canadien ou résident permanent, vous pouvez acheter conjointement sans restriction.

Pour les autres situations : des alternatives existent

  • Hors zones urbaines : Aucune restriction dans les municipalités rurales

  • 4 logements et plus : Aucune restriction sur les multiplex

  • En attente de résidence permanente : Planifier l'achat une fois le statut obtenu

Une loi ciblée, pas une interdiction générale

Cette loi vise principalement à limiter la spéculation immobilière par des investisseurs étrangers qui n'ont aucun lien avec le Canada. Pour les personnes qui travaillent, étudient ou vivent au Canada, les portes restent largement ouvertes.

Le plus important : Bien comprendre votre situation spécifique et vous entourer des bons professionnels pour éviter les mauvaises surprises. C'est exactement mon rôle de vous guider dans ce processus. Découvrez mon accompagnement dédié aux acheteurs étrangers.

C'est exactement mon rôle de vous guider dans ce processus.

RESSOURCES

1/ Télécharger mon aide-mémoire (cliquez ici) et consulter la Guide complet en ligne pour l'acheteur.

 

2/ Sites gouvernementaux

3/ Organismes professionnels 

AVERTISSEMENT

Ce guide est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou financier. Consultez toujours des professionnels qualifiés (avocat, notaire, fiscaliste, courtier hypothécaire) pour des conseils adaptés à votre situation spécifique.

 

Obtenez mon avis sur votre projet.

Remplissez le formulaire avec quelques informations sur votre situation. Je reviens vers vous par courriel sous 48 heures avec une analyse personnalisée et les prochaines étapes concrètes. Mes services d'accompagnement à l'achat sont gratuits au Québec.

Questions fréquentes

Existe-t-il une interdiction pour les étrangers d'acheter une propriété au Canada ?

Oui, mais partielle. La Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens, adoptée en juin 2022 et en vigueur depuis le 1er janvier 2023, interdit aux personnes qui ne sont ni citoyens canadiens ni résidents permanents d'acheter des propriétés résidentielles de 3 logements ou moins dans les régions métropolitaines de recensement et les agglomérations de recensement. Cette interdiction a été prolongée jusqu'au 1er janvier 2027. De nombreuses exceptions existent, notamment pour les titulaires de permis de travail, les personnes protégées et les non-Canadiens dont le conjoint est citoyen canadien ou résident permanent. L'achat d'un immeuble de 4 logements ou plus reste autorisé, tout comme l'achat d'une propriété située hors des zones métropolitaines.

Est-ce qu'un Français peut acheter une maison au Canada ?

Oui, sous conditions. La loi fédérale de 2023 s'applique aux Français comme aux autres non-Canadiens. Un Français qui n'a ni la citoyenneté canadienne ni la résidence permanente ne peut pas acheter une maison ou un condo dans le Grand Montréal, sauf s'il entre dans l'une des exceptions prévues (notamment un permis de travail valide pour au moins 183 jours à la date d'achat). En revanche, l'achat d'un immeuble de 4 logements ou plus reste possible sans restriction, tout comme l'achat d'une propriété située hors des zones métropolitaines.

Est-ce qu'un résident temporaire peut acheter une maison au Canada ?

Oui, sous certaines conditions. Depuis les assouplissements réglementaires du 27 mars 2023, un titulaire de permis de travail peut acheter une propriété résidentielle s'il remplit deux critères : son permis de travail (ou son autorisation de travail) doit être encore valide pendant au moins 183 jours à la date de l'achat, et il ne doit pas avoir acheté plus d'un immeuble résidentiel. Les étudiants internationaux sont également admissibles, mais sous des conditions plus strictes détaillées dans la question suivante.

Puis-je acheter une maison au Canada avec un visa d'étudiant ?

Oui, mais les conditions sont strictes. Un étudiant international peut acheter une propriété résidentielle s'il est inscrit dans un établissement d'enseignement désigné et s'il remplit toutes les conditions suivantes : avoir produit toutes ses déclarations de revenus pour les 5 années précédant l'achat, avoir été physiquement présent au Canada pendant au moins 244 jours par année civile pendant ces 5 mêmes années, acheter une propriété d'un prix maximal de 500 000 $, et ne pas avoir déjà acheté un autre immeuble résidentiel au Canada. En pratique, cette exception vise les étudiants en fin de parcours qui sont en voie d'obtenir la résidence permanente. Pour la grande majorité des étudiants récemment arrivés, les conditions sont difficiles à remplir.

Comment acheter une maison au Québec en tant qu'étranger ?

La première étape consiste à vérifier si votre statut vous permet d'acheter en vertu de la loi fédérale actuelle. Si vous êtes admissible (par exemple, titulaire d'un permis de travail valide 183 jours ou plus), le processus suit les cinq étapes standard d'un achat au Québec : la préparation (pré-approbation hypothécaire, ouverture d'un compte bancaire canadien), la recherche et les visites, la promesse d'achat et la négociation, la réalisation des conditions (inspection, financement), et la signature chez le notaire. Comme acheteur étranger, vous devrez généralement prévoir une mise de fonds plus élevée (au moins 35 % en l'absence de revenus canadiens) et transférer vos fonds au Canada au moins 30 jours avant la signature. La présence physique est requise pour l'ouverture du compte bancaire et la signature du prêt hypothécaire.

Quelles sont les conditions pour acheter une maison au Canada ?

Pour un non-Canadien qui entre dans une des exceptions à la loi, les conditions pratiques sont les suivantes : obtenir une pré-approbation hypothécaire auprès d'une banque à charte canadienne ou de Desjardins (si vous souhaitez emprunter pour acheter), disposer d'une mise de fonds (5 à 20 % avec un permis de travail valide et des revenus canadiens, au moins 35 % sans revenus canadiens), avoir les fonds au Canada au moins 30 jours avant la date de clôture avec les relevés bancaires des 3 derniers mois, et être physiquement présent pour l'ouverture du compte et la signature du prêt. Le contrat de courtage achat est vivement recommandé au Québec depuis le 10 juin 2022. Grâce à ce contrat, un courtier immobilier défend les intérêts de l'acheteur, ce qui est particulièrement important quand on ne connaît pas le contexte québécois.

Est-il possible d'acheter un bien immobilier au Canada en tant qu'étranger ?

Oui, mais le type de propriété et la localisation font toute la différence. L'interdiction actuelle vise les immeubles résidentiels de 3 logements ou moins situés dans les zones métropolitaines de recensement. Trois options restent ouvertes : l'achat d'un immeuble de 4 logements ou plus (quadruplex, quintuplex ou immeuble à revenus), l'achat d'une propriété située hors des zones métropolitaines, ou l'achat par le biais d'une des exceptions prévues (permis de travail valide, conjoint canadien, personne protégée). L'achat d'un bien immobilier au Canada ne confère aucun droit d'immigration : il ne donne ni la résidence permanente, ni le droit de travailler.

Un non-Canadien peut-il acheter un immeuble à revenus au Québec ?

Oui. L'interdiction d'achat vise uniquement les immeubles résidentiels de 3 logements ou moins. Un immeuble de 4 logements ou plus (quadruplex, quintuplex, ou plus grand) n'est pas visé par la Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens. C'est une option concrète pour les investisseurs étrangers qui souhaitent acquérir un bien immobilier dans le Grand Montréal sans être limités par la loi fédérale. J'accompagne également ce type de projet dans le cadre de mes services en immobilier commercial.

Y a-t-il une taxe pour les acheteurs étrangers au Québec ?

Non. Contrairement à la Colombie-Britannique (20 %) et à l'Ontario (25 %), le Québec n'impose pas de taxe supplémentaire aux acheteurs étrangers à l'achat. Les frais d'acquisition sont les mêmes que pour un résident : droits de mutation (« taxe de bienvenue »), frais de notaire, et ajustements de taxes foncières.

En revanche, si vous revendez la propriété en tant que non-résident fiscal, des retenues et des certificats de conformité s'appliquent. Ce sujet est détaillé dans mon guide Propriétaire non-résident au Québec : vendre ou louer.

Quels sont les pièges à éviter quand on achète depuis l'étranger au Québec ?

Le piège le plus fréquent est la sous-estimation de la mise de fonds. Sans revenus canadiens, les banques exigent au moins 35 %, ce qui double presque le budget de mise de fonds par rapport à un acheteur local. Viennent ensuite : le délai de traçabilité des fonds de 30 jours avant la signature chez le notaire, la présence physique exigée par la plupart des prêteurs pour la signature du prêt hypothécaire, le refus de certains assureurs d'habitation d'assurer les non-résidents, et les implications fiscales à la revente (retenues et certificats de conformité). Un autre piège courant est de penser que l'achat d'une propriété facilite l'immigration : c'est faux, les deux processus sont entièrement distincts. Le meilleur moyen d'éviter ces pièges est de travailler avec un courtier immobilier (moi !), un courtier hypothécaire et un comptable qui connaissent les dossiers d'acheteurs étrangers, et de préparer le calendrier plusieurs mois avant l'achat.

Sources : Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens (L.C. 2022, ch. 10, art. 235), Règlement modifié du 27 mars 2023, Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

mise à jour : Avril 2026

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