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My Real Estate Services in Laval, Montreal and the Laurentians

Introduction

Ce guide n'a pas la prétention d'être exhaustif. Un guide complet sur la location résidentielle au Québec, ce serait un livre, pas une page web. Mais il couvre l'essentiel de ce qu'un propriétaire doit savoir pour louer son logement sans mauvaise surprise, surtout s'il n'est pas déjà un professionnel de l'immobilier locatif.

Louer un logement au Québec, ça peut se faire seul ou avec un courtier. Ce guide vous explique le processus, vos droits, vos obligations, et comment je peux vous accompagner si vous le souhaitez.

Que vous soyez propriétaire d'un plex, d'un condo locatif ou d'une maison que vous souhaitez mettre en location, les règles sont les mêmes. Et elles sont plus strictes qu'ailleurs au Canada.

Louer seul ou avec un courtier ?

Vous avez le choix. Beaucoup de propriétaires louent eux-mêmes leur logement, et c'est tout à fait légal. Mais ça demande du temps, de la rigueur, et une bonne connaissance des règles.

Un courtier peut prendre en charge la mise en marché, le filtrage des candidats, les visites et la préparation du bail. Vous gardez le contrôle des décisions, mais vous déléguez le travail. Donc tout dépend du temps que vous avez et de la valeur que vous donnez à votre temps.

Ce que j'offre comme courtier :

  • Diffusion de votre logement sur Centris (et pas seulement sur Marketplace)

  • Filtrage rigoureux des candidats (crédit, références, revenus)

  • Organisation et accompagnement des visites

  • Préparation du bail conforme au TAL

  • Aide à la rédaction ou révision de votre règlement d'immeuble

Les logements affichés sur Centris rejoignent une clientèle différente : des locataires en relocalisation professionnelle, des gens qui cherchent sérieusement et qui ont souvent déjà un dossier complet et même un courtier immobilier qui les accompagne de leur côté. C'est un des avantages de passer par un courtier comme locateur.

Préparer le logement pour la location

Avant de publier une annonce, assurez-vous que le logement est prêt. Le logement représente le service que vous offrez. C'est votre Image de Marque. Un logement en bon état attirera des locataires qui voudront en prendre soin. Un logement en mauvais état attirera des locataires qui sont prêts à y vivre, mais certainement pas à l'améliorer.

État du logement

Le locateur doit délivrer le logement en bon état d'habitabilité et de propreté. C'est une obligation légale prévue au Code civil du Québec. Un logement sale ou en mauvais état peut justifier un refus du locataire de prendre possession, et même une résiliation du bail. Évidemment, tout le monde ne définit pas "sale" ou "mauvais état" de la même façon. C'est là tout le problème.

Photos et vidéos

Des photos claires, bien éclairées, qui montrent toutes les pièces. Pas de photos floues prises avec un vieux téléphone. 

Pour les logements plus haut de gamme (loyers au-dessus de 2 000 - 2 500 / mois), des photos professionnelles peuvent faire la différence. Comptez entre 150 et 300$ pour une séance photo. Une vidéo courte pour les réseaux sociaux (Instagram, Facebook) peut aussi accélérer la location, surtout pour attirer des locataires en relocalisation qui ne peuvent pas visiter en personne. Budget vidéo : 200$ à 500$ selon la qualité. Ces investissements se justifient quand le loyer le permet. Pour un 4½ à 1 200$/mois, vos photos au téléphone peuvent suffire. Par contre, des belles photos sont un investissement pour le long terme. Comme proprietaire vous pouvez les comptabiliser comme une dépense et vous pourrez les réutiliser dans les années à venir. 

L'enjeu du timing entre deux locataires

Idéalement, le logement est libre quelques jours entre le départ de l'ancien locataire et l'arrivée du nouveau. Ça permet de faire un état des lieux, des retouches de peinture, ou au moins un bon ménage. En particulier, les électroménagers ont souvent besoin d'un sérieux, rafraîchissement entre deux locataires...

Quand l'ancien locataire quitte le 30 juin à 23h et que le nouveau arrive le 1er juillet à 8h, vous n'avez aucune marge. Si le logement n'est pas impeccable, la relation avec le nouveau locataire commence mal. Et un locataire déçu dès le premier jour, c'est souvent un locataire qui ne renouvellera pas ou encore pire qui ne prendra pas soin du logement. On lui a remis un logement sale, ne vous attendez pas à ce qu'il vous rendent un logement propre.

Planifiez ce délai quand c'est possible. Si ce n'est pas possible, soyez présent le jour du départ pour constater l'état et réagir rapidement.

Fixer le loyer

Pour un logement jamais loué

Vous êtes libre de fixer le loyer au prix du marché. Basez-vous sur les comparables du secteur, pas sur ce que vous aimeriez recevoir. Un loyer trop élevé = logement vacant plus longtemps. Un loyer réaliste attire des candidats sérieux rapidement. Comme courtier immobilier, je peux vous aider à regarder le marché avec des données réelles.

Pour un logement déjà loué

Vous ne pouvez pas fixer le loyer librement. L'augmentation doit respecter les règles du Tribunal administratif du logement et être calculée avec la grille de calcul officielle.

Les pourcentages publiés chaque année par le TAL ne sont qu'indicatifs. Chaque propriétaire doit faire l'exercice avec la grille de calcul, qui prend en compte les taxes municipales, les assurances, l'énergie, les travaux majeurs et autres facteurs. En cas de contestation, c'est cette grille que le juge utilisera pour trancher. Prenez la dernière version de la grille sur le site Web du TAL

L'obligation de la clause G

Le bail du TAL contient une clause G où vous devez inscrire le loyer le plus bas payé par un locataire au cours des 12 mois précédant le nouveau bail. C'est à partir de ce montant que l'augmentation est calculée.

Ne pas remplir cette clause expose le propriétaire à un risque important. Le locataire dispose alors d'un délai beaucoup plus long pour contester le loyer (jusqu'à 2 mois après le début du bail à la place de 10 jours dans le cas contraire). C'est une faiblesse majeure en cas de litige : le juge peut ajuster le loyer rétroactivement si le propriétaire n'a pas fourni cette information.

Remplissez toujours la clause G. C'est votre protection. 

Pourquoi vous devez augmenter le loyer chaque année

Beaucoup de propriétaires hésitent à augmenter le loyer pour garder un bon locataire. C'est une erreur qui coûte cher à long terme.

Une augmentation non faite est perdue définitivement

Si vous n'augmentez pas le loyer une année, vous ne pourrez jamais récupérer ce manque à gagner. La grille de calcul du TAL ne permet pas de "rattraper" les augmentations passées. Chaque année sans augmentation creuse un écart qui devient permanent. La perte se capitalise année après année.

L'effet pervers sur les immeubles à plusieurs logements

J'ai déjà vu dans un même immeuble des locataires qui paient 600$ et d'autres 1 500$ pour des logements identiques. Cette situation existe parce que certains locataires sont là depuis longtemps et n'ont jamais été augmentés, ou trop rarement.

Le problème : les mécanismes de la grille de calcul ne permettent jamais de combler cet écart. Les augmentations sont calculées au prorata du loyer actuel. Un loyer de 1 500$ augmenté de 3% donne 45$ de plus. Un loyer de 600$ augmenté de 3% donne 18$ de plus.

Résultat : non seulement l'écart ne se réduit jamais, mais il s'agrandit. Le locataire qui paie déjà plus se retrouve avec des augmentations plus importantes en dollars que celui qui paie moins. C'est un système qui protège les faibles loyers, mais qui pénalise les propriétaires qui n'ont pas été rigoureux dans leurs augmentations passées, et cela pénalise aussi les locataires qui paient les loyers plus élevés.

La seule façon de corriger un loyer trop bas

C'est d'attendre le départ du locataire. Entre deux baux, vous pouvez afficher un nouveau loyer au prix du marché. Mais attention : le nouveau locataire peut contester ce loyer tel que mentionné dans la section précédente et demander au TAL de le fixer en fonction du loyer précédent.

En pratique, si l'écart entre l'ancien loyer et le nouveau est très important, le TAL risque de réduire le loyer demandé. La marge de manœuvre du propriétaire est donc limitée, même entre deux locataires. 

Exception importante : si le logement n'a pas été loué depuis plus de 12 mois, la clause G ne s'applique pas. Le propriétaire doit quand même remplir l'« Avis au nouveau locataire – dernier loyer payé » en indiquant le dernier loyer et sa date. Mais dans ce cas, le locataire n'a pas de recours en fixation de loyer au TAL. Le propriétaire est donc libre de fixer le loyer au prix du marché, sans risque de contestation sur le montant (plus d'information sur le site de la CORPIQ).

Faites vos augmentations chaque année, même modestes. C'est la seule façon de préserver la valeur locative de votre immeuble et d'éviter un écart trop grand qui serait difficile à combler.

Trouver un locataire

Où publier ?

  • Centris/Realtor (via un courtier) : clientèle pré-qualifiée, professionnels en relocalisation

  • Facebook Marketplace : gratuit, beaucoup de volume, qualité variable

  • Pancarte devant la propriété quand le règlement le permet

Les visites

Organisez des plages horaires efficaces. Préparez-vous à répondre aux questions sur le chauffage, l'eau chaude, le stationnement, les électroménagers inclus.

Sélection des candidats

Demandez un dossier complet :

  • Pièce d'identité

  • Preuves de revenus (3 derniers talons de paie ou avis de cotisation)

  • Coordonnées de l'employeur

  • Références des 2 derniers propriétaires

  • Consentement écrit pour une enquête de crédit

Ne vous fiez pas uniquement à l'impression en visite. Vérifiez.

Ce que vous pouvez et ne pouvez pas exiger

Au Québec, la loi encadre strictement ce qu'un propriétaire peut demander à un locataire. Certaines pratiques courantes ailleurs sont interdites ici.

Pancarte A Louer par Christophe Furet

La nuance importante

Le propriétaire ne peut pas exiger un dépôt ou des chèques postdatés. Mais si le locataire les propose de lui-même, vous pouvez accepter. Cette distinction est cruciale. Pour les nouveaux arrivants sans historique de crédit au Canada, c'est souvent le locataire qui offre un dépôt ou plusieurs mois d'avance pour rassurer le propriétaire et obtenir un logement. Même la jurisprudence reconnaît qu'il est légitime pour un propriétaire d'avoir une sécurité en particulier avec des locataires qui n'ont aucun historique au Canada parce qu'ils arrivent de l'étranger.

Tout ce qui est convenu doit être écrit au bail.

Les délais légaux à respecter

La location résidentielle au Québec est encadrée par des délais précis. Ne pas les respecter peut invalider vos démarches. Voici un rappel des principaux délais que je vous invite à toujours vérifier sur le site du TAL car il est possible que cela change.

Le bail obligatoire et le règlement d'immeuble

Le bail du TAL

Le bail résidentiel doit obligatoirement être fait sur le formulaire du Tribunal administratif du logement. Vous pouvez l'acheter en version papier ou utiliser le bail électronique en ligne (3,44$).

Le bail doit être rédigé en français, sauf si les deux parties s'entendent pour une autre langue.

Le locateur doit remettre une copie du bail signé au locataire dans les 10 jours suivant la signature.

Le règlement d'immeuble

Le règlement d'immeuble précise ce que le bail ne couvre pas. Il doit être remis au locataire avant la signature du bail pour en faire partie intégrante. Un règlement remis après la signature n'est pas opposable.

Un bon règlement vous protège en cas de litige. Voici ce qu'il devrait inclure :

  • Assurance responsabilité civile obligatoire (minimum 2 000 000$)

  • Interdiction de sous-louer sans accord écrit du propriétaire

  • Interdiction de location court terme (Airbnb et plateformes similaires)

  • Interdiction de fumer (tabac et cannabis) dans le logement et les espaces communs

  • Obligation de maintenir le logement propre et en bon état

  • Obligation d'entretenir les électroménagers fournis

  • Heures de tranquillité (ex. : 22h à 8h)

  • Règles sur les animaux (permis avec approbation, ou interdits)

  • Utilisation du stationnement et des espaces communs

  • Interdiction de modifier le logement sans approbation écrite

Je peux vous aider à rédiger ou réviser votre règlement d'immeuble pour qu'il soit complet, clair et conforme aux exigences du Tribunal administratif du logement.

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Attention aux clauses abusives

Un règlement d'immeuble ne peut pas contenir n'importe quoi. Certaines clauses, même si elles sont signées par le locataire, sont invalides parce qu'elles contreviennent à la loi ou aux droits fondamentaux.

Par exemple, un propriétaire ne peut pas :

  • Interdire au locataire d'avoir des enfants ou de fonder une famille

  • Interdire au locataire de recevoir des visiteurs

  • Imposer un couvre-feu ou restreindre les heures d'entrée et de sortie

  • Exiger l'accès au logement sans préavis (sauf urgence)

  • Interdire toute forme d'animal sans exception raisonnable (les tribunaux ont nuancé cette question)

Si une clause est contraire à la loi, elle est réputée non écrite. Le locataire peut la contester au Tribunal administratif du logement, et le juge ne l'appliquera pas. Le reste du règlement demeure valide.

Mieux vaut un règlement bien rédigé, conforme à la loi, qu'un règlement sévère mais inapplicable.

Vos obligations comme propriétaire

Une fois le bail signé, vous avez des obligations légales envers votre locataire.

Délivrance et jouissance paisible

Vous devez remettre le logement en bon état et assurer au locataire la jouissance paisible des lieux pendant toute la durée du bail.

Entretien et réparations

Les réparations majeures nécessaires pour maintenir le logement habitable sont à votre charge. Le locataire est responsable de l'entretien courant et de la propreté.

Accès au logement

Vous avez le droit de vérifier l'état du logement, d'effectuer des travaux ou de faire visiter pour une relocation ou une vente. Mais vous devez user de ce droit de façon raisonnable, avec un préavis approprié.

Gérer la relation avec le locataire

Je donne toujours le même conseil autant aux propriétaires qu'aux locataires : mieux vaut une entente à l'amiable qui n'est pas idéale plutôt que de se retrouver devant le TAL. Pour tous ceux qui sont déjà passé devant un tribunal, vous savez que c'est stressant, vraiment drainant, et que le résultat est souvent aléatoire même quand on est convaincu d'avoir raison. On peut parfaitement avoir raison sur le papier et même moralement, et même légalement, mais perdre pour des raisons techniques de preuve ou de procédure. Une entente à l'amiable est toujours préférable, d'autant plus qu'elle préserve une relation cordiale entre le locataire et le propriétaire. Aller devant le tribunal, c'est vraiment le dernier recours et c'est déjà un échec en soi.

Augmentation de loyer

Vous pouvez proposer une augmentation à l'échéance du bail, en respectant les délais prescrits. Le locataire peut accepter, refuser (et rester au même loyer si vous ne contestez pas au TAL), ou quitter.

Si le locataire refuse votre augmentation, vous avez un mois pour déposer une demande de fixation de loyer au TAL. Sinon, le bail est reconduit aux mêmes conditions.

Cession de bail

Le locataire peut céder son bail avec votre consentement. Vous pouvez refuser seulement pour un motif sérieux (mauvais crédit, références négatives vérifiables, revenus insuffisants). Si vous refusez sans motif sérieux, le bail est résilié et le locataire peut partir.

Reprise de logement

Vous pouvez reprendre le logement pour y habiter vous-même ou y loger un proche ascendant ou descendant (père, mère, enfant, ou personne dont vous êtes le principal soutien). Prendre note que vous ne pouvez pas reprendre un logement pour votre frère ou votre sœur. Vous devez respecter les délais d'avis et les conditions prévues par la loi.

Non-paiement de loyer

En cas de non-paiement, vous pouvez déposer une demande au TAL pour récupérer les sommes dues ou demander la résiliation du bail et l'expulsion du locataire.

Ressources utiles

Conclusion

Louer un logement au Québec demande de la rigueur. Les règles protègent autant le locataire que le propriétaire bien préparé.

Un bon bail, un règlement clair, des vérifications sérieuses, des augmentations annuelles : c'est ce qui fait la différence entre une location sans problème et des années de tracas.

Besoin d'aide pour louer votre logement ? Je peux m'occuper de la mise en marché, du filtrage des candidats et de la préparation des documents.

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Questions fréquentes

Q1 : Un propriétaire peut-il exiger un dépôt de garantie au Québec ?

R : Non. La loi interdit au propriétaire d'exiger un dépôt. Cependant, si le locataire propose de lui-même un dépôt ou des mois de loyer d'avance, le propriétaire peut accepter. Cette nuance est importante, surtout pour les nouveaux arrivants.

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Q2 : Le bail du TAL est-il vraiment obligatoire ?

R : Oui. Un bail verbal est légal mais non recommandé. Dans ce cas, le propriétaire doit remettre un écrit obligatoire avec les informations essentielles dans les 10 jours.

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Q3 : Peut-on refuser un locataire avec un mauvais crédit ?

R : Oui, un mauvais dossier de crédit est un motif sérieux pour refuser un candidat. Vous pouvez aussi refuser pour des références négatives ou des revenus insuffisants.

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Q4 : Quels sont les délais pour augmenter le loyer ?

R : Pour un bail de 12 mois ou plus : entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. Pour un bail de moins de 12 mois : entre 1 et 2 mois avant la fin.

 

Q5 : Comment faire une enquête de crédit sur un candidat ?

R : Vous devez obtenir le consentement écrit du candidat. Ensuite, vous pouvez utiliser un service comme ProprioEnquête (CORPIQ) ou d'autres fournisseurs. Si vous travaillez avec moi comme courtier immobilier, nous utiliserons les services de Trusti.

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Q6 : Pourquoi la clause G est-elle si importante ?

R : La clause G indique le loyer précédent. Sans cette information, le locataire peut contester le loyer pendant un délai beaucoup plus long (2 mois au lieu de 10 jours), et le juge peut ajuster rétroactivement. C'est une protection essentielle pour le propriétaire.

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Q7 : Que se passe-t-il si je n'augmente pas le loyer une année ?

R : Vous perdez définitivement cette augmentation. La grille de calcul du TAL ne permet pas de rattraper les hausses non demandées. Ce manque à gagner est permanent.

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